Une pierre noire.
Ce message comme un élastique autour du poignet qu'on tire pour éviter de (re)faire une bêtise.

Journée de douceur... enfin.
Réveillée à midi seulement par ma maman qui a du comprendre que j'avais besoin de dormir, après-midi passé à regarder les décorations de Noël, à en acheter quelques unes aussi.
J'adore Noël, c'est source de chaleur et de joie pour moi. Certains se souviendront peut-être de mon envolée lyrique dans un article écrit l'année dernière un peu avant les fêtes.
Tous les ans, même overbookée, je prends toujours un moment pour aller admirer les décorations de Noël avec ma maman. Et tous les ans, je suis saisie par une montée d'émotion, et j'ai les larmes aux yeux tellement que je me sens bien devant les petits villages enneigés et lumineux. Ce petit rituel des décorations tombe au moment où je suis particulièrement sensible, cela explique sans doute la boule dans la gorge et la joie irraisonnée.
Cette année, on y est allé un petit plus tôt que d'habitude. Mais la semaine a été dure pour elle comme pour moi, je crois qu'on avait besoin de se remonter le moral.
J'en profite pour mettre mes réponses à un petit quizz sur Noël que j'avais fait il y a un petit moment déjà :
Les esprits sont parfois si promptes à s'echauffer - j'en ai moi-même fait l'expérience hier soir suite à une journée épouvantable qui a failli très mal se finir - que je précise avant tout autre chose : il n'y a aucun message, aucune arrière-pensée dans cette article. C'est juste une phrase tout simple qui résume très bien ma conception de l'amitié, et que je veux vous montrer^^.
L'ami idéal selon moi, ce n'est pas celui qui dit "je suis là pour si toi si tu veux parler", c'est celui qui vient à moi sans attendre et brise le silence.
Et peu importe si la façon de briser le silence est maladroite.
Mais qu'est-ce donc cela ?
C'est juste une façon de vous dire que dorénavant, mes absences, silences (voire bulletin de santé si vous y tenez vraiment) seront indiqués sur ce blog. Histoire que vous ne vous inquiétiez pas si vous n'avez pas de nouvelles plusieurs jours de suite.
Je baptise le panneau d'affichage en y laissant un premier memo^^ : ne me cherchez pas en ce moment, et ne vous inquiétez pas si vous ne me voyez pas, c'est normal.
J'ai beaucoup de boulot, ma grosse réaction au vaccin de la grippe (oui on a élucider le mystère, c'est le vaccin qui a failli me tuer lol) de la semaine dernière m'a épuisée et m'a mis en retard dans tout, je cours après le temps perdu depuis. En plus cette semaine, y a grève, donc mon père ET mon frère seront à l'appart toute la semaine (donc pour avoir de l'intimité ou tout simplement bosser tranquille, ça ne va pas être évident).
Je pourrais me connecter 5 minutes à msn le soir me direz-vous. Honnêtement j'ai pas super envie de parler dans ces périodes là, je ne suis pas d'une très bonne compagnie, et en plus on sait très bien que je resterai plus de 5 minutes, ce qui est mauvais pour mon planning lol.
'Fin voilà, ça c'est fait. Sur ce, je retourne à mes directives territoriales d'aménagement.
J'espère que vous allez bien, notamment ceux qui ont commencé un nouveau job aujourd'hui (j'ai pensé à vous^^).
@bientôt
PS : le premier qui me parle de souffler, de dormir, ou de faire attention à ma santé, risque d'avoir droit à une tirade virulente sur la masse de travail avec laquelle on tente de m'abrutir et sur les journées qui ne font que 24h malhreusement.
Je sais bien que je dois faire attention à moi, j'y pense^^.

C'est pratique les blogs. Pour se souvenir, et faire des bilans.
Il y a une journée, je croyais que j'allais mourir sur le pas de ma porte tellement que j'étais malade.
Il y a une semaine, je commençais à réaliser que j'étais de retour pour de bon dans l'univers impitoyable de la fac.
Il y a un mois, j'étais en vacances.
Mais il y a un an, à part être surchargée de boulot, qu'est-ce que je faisais ? Je m'en souviens encore très bien... Mais pour être certaine, j'ai fait une petite relecture de mes articles "Nos vies changent" "Help !" et "Un pas en avant, deux pas en arrière, la danse éternelle".
Il y a un an donc, un cycle de ma vie s'achevait, une période particulièrement stable et heureuse. Et je savais que j'allais au devant d'heures plus sombres. Je n'avais pas une folle envie de me plonger dans les difficultés à venir, et j'ai eu un petit moment de doute... Le doute s'incruste souvent en même temps que les soucis. Je me demandais si ce que j'avais réussi à construire pendant de long mois allait tenir, et je décidai de me la jouer philosophe en partant du principe que seul le temps répondrait à ma question.
Il y a un an, j'avais énormément de boulot, de stress, de sources d'angoisse. Un peu comme maintenant. Cette période s'appelle "premier semestre de licence d'une étudiante médiodre dans une fac élitiste".
Malgré tout, quand je repense à ce foutu premier semestre, je me revois certes tapant mes dissert' jusqu'à 4h du matin, mais je revois aussi surtout beaucoup de turquoise. Parce qu'il y a un an c'était aussi et surtout la croissance rapide et intense d'une amitié longtemps couvée. Je n'ai pas eu le temps de réaliser ce qui se passait vraiment.
Il y a un an, c'était aussi l'apprentissage d'une danse un peu particulière... qui a duré sans doute trop longtemps mais qui n'est pas à regretter puisque l'histoire finit bien.
Il y a un an, c'est le moment où les "valeurs sures" avaient aussi leurs galères et que pour la première fois, on a du chacun les régler de notre côté. C'est le moment où chacun a repris son envol, a pris des risques, a assumé ses choix.
Novembre 2007, note pour l'année prochaine : je vais bien, je suis étrangement sereine. Le calme avant la tempête ? Sans doute. J'ai une santé déplorable, un état physique qui ne s'arrange pas vraiment, et il s'en faudrait de peu pour que le moral flanche. J'ai énormément de boulot et j'en ai déjà marre. Pourtant j'adore mes études. Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où je serai dans un an ni de ce que je ferai, et je préfère ne pas y penser trop longtemps dans mes journées, car la sérénité risque de vite me quitter. Je suis heureuse de constater que tout le monde est resté depuis l'année dernière, et j'espère que les gens vont reconduire tacitement leur amitié pour une année supplémentaire au moins. Et j'envisage une jolie danse.
A l'année prochaine !