Route barrée pour cause de partiels jusqu'au 16 février.
D'ici là, la propriétaire des lieux ne sera pas du tout disponible et ne veut pas être dérangée.
Bises.

L'information du jour, c'est que j'ai de nouvelles lunettes !
Mais par contre, j'ai toujours pas de Toutou. Le chien de l'image, c'est juste paske je le trouvais super tchoupi.
Bref, je vois à nouveau les panneaux, je me perdrai moins maintenant ^^.
Bon Week-end !
Une journée qui m'apprend que "c'est vrai que ta vie n'est pas géniale, mais il faut en profiter pour laisser faire les choses complètement". Une fois passé l'agacement et le sentiment d'être une incomprise, je dois avouer qu'il y a une part de logique et de vrai dans cette phrase.
Maintenant voyons voir quelles sont mes chances de succès dans cette voie. J'aime l'imprévu, le meilleur remède contre l'ennui et les préjugés. Mais... il y a toujours une organisation préalable, un cadre même très large que j'ai posé moi-même avec la satisfaction que la Raison me procure presque toujours. Je suis une angoissée qui ne laisse de place au hasard que lorsqu'elle en a envie. Pire, je suis une maniaque de la prévision. Mais j'aime l'imprévu ! Quand il ne risque de balayer mes jolies constructions...
"Laisser faire les choses". Je voudrais t'y voir moi. Tu m'as imposée des cadres strictes, des inquiétudes matérielles, et tu n'as eu de cesse de m'enseigner la rigueur et l'exigence - voire l'intransigence - envers moi-même, et ce, depuis mes premiers pas. Cela dit, c'est sans doute le meilleur conseil que tu pouvais me donner. Venant de n'importe qui d'autre, je l'aurais compris comme une invitation à la fuite et ces mots auraient glissé sur moi, je ne les aurais même pas entendus. Mais venant de toi qui est la seule personne dont les capacités d'organisation angoissée dépassent les miennes, cela ne pouvait que m'interpeler.
Il y a beaucoup de sagesse dans ces paroles. C'est vrai que c'est le moment ou jamais de lâcher prise. Cela sera sans conséquence, je ne joue rien. Je ne pourrais - je l'espère ! - pas toujours dire cela.
Laisser faire, quand l'instint de survie recommande le contraire. Quoi que. Que recommande-t-il déjà ? Nos capteurs sont brouillés ces temps-ci.
Une expérience à tenter. Si j'y arrive, j'en ressortirai forte d'une nouvelle expérience. Si je n'y arrive pas, ça ne sera pas que de ma faute. Et si cela ne marchait pas... il reste encore un recours. Et j'ai ta promesse.
Hier soir après avoir fini ma note de synthèse (*fière*), je me suis replongée dans les écrits qui ont survécu à l'autodafé...
Parce que tu vois ma Lulu, la phrase sur ton blog où tu dis que des amis extrêment proches, tu ne peux pas en avoir tant que ça étant donné tout ce que tu donnes pour ces gens, je l'ai prononcée souvent.
Mais j'ai retrouvé hier un texte où j'ai écrit sensiblement la même chose que toi.
"Des vrais amis, dans le sens le plus noble que puisse prendre cette expression, peut-on en avoir beaucoup ?
Il est humainement impossible de donner autant de ce que l'on est à un nombre trop élevé de personnes.
Je n'ai guère que mon propre exemple, ma propre sensibilité pour lancer une telle affirmation. Mes points de comparaison, s'ils existent, sont issus de l'étude nécessairement abstraite d'êtres qui ignorent être observés.
Mais l'affirmation dont il est question ne relève-t-elle pas d'une évidence allant du bon sens le plus vulgaire à la logique la plus élaborée et imparable ?
"Quand je donne, je donne tout." Combien de fois ai-je déjà prononcé ces mots, et combien de fois les prononcerai-je encore ? Je ne connais pas de vérité plus cardinale et plus puissante sur moi-même et elle me semble éternelle me concernant. Un extrême, une faille certaine dont je suis pourtant si fière.
Et pourtant, tout cela est si lourd de conséquences... Je ne sais pas abandonner, même quand la fin de l'histoire s'écrit elle même, me laissant spectactrice d'un naufrage, comme aujourd'hui. Une lutte contre-nature s'engage alors. Saurais-je en sortir gagnante à renfort d'espoir et d'amour ? Le puis-je réellement ? Cette dernière interrogation m'effraie, car poser cette question revient presque immédiatement à admettre que la volonté et l'espoir ne peuvent toujours vaincre la fatalité, et que je ne peux pas tout maîtriser.
En donnant autant à ceux que l'on aime, en étant si extrême, ne se donne-t-on pas une raison supplémentaire de nous mentir, de faire reculer une réalité qui nous fera indubitablement souffrir ?
Un echec peut être très compliqué à assumer, mais quand on a donné autant de soi, admettre l'echec, c'est comme accepter notre propre naufrage car c'est une partie de nous qui part s'enfoncer dans les profondeurs de la mémoire".
*
* *
En marge de cette reflexion, j'avais écrit quelques mots au crayon...
"Le courage serait-il d'admettre la défaite et de l'assumer, plutôt que de retarder la douleur en s'enfermant dans des rêves stériles ?
Je choisis de croire en l'impossible, parce qu'admettre cette défaite m'est bien trop dur. Je ne suis pas courageuse."
Mais je le suis devenue.
La Vie m'a appris le point d'interrogation, la Raison m'a montré comment poser un point final.
Je crois que je tiens la réponse aux questions posées dans mon article précédent.
***
Cet article est comme un cadeau pour ceux qui m'ont écouté ces deux dernières années, qui ont voulu connaître la personne que je suis comme celle que j'étais, qui sauront replacer ces lignes dans leur contexte, et qui comprendront le sens particulier que ces mots peuvent prendre sous ma plume.
A votre avis, combien de temps faut-il pour oublier un rêve irréalisable mais qui vous obsède complètement ? NB : il s'agit d'un rêve dont la réalisation ne dépend pas de vous, donc pas de "quand on veut, on peut", vous seriez hors sujet.
Comment trouver la force d'oublier un tel rêve, qui finit par vous rendre malheureux, mais qui se rappelle à vous quasi-quotidiennement par des éléments extérieurs à votre volonté ?
Je ne détaille pas plus, je veux voir ce que vous en pensez, selon votre vécu, votre expérience. Vous n'êtes pas obligés d'expliquer votre rêve, après tout, je ne donne pas de détails sur le mien.

Cette bann -réduite - portée par deux personnes qui se reconnaîtront est plutôt bien en phase avec le sujet, alors je la mets pour l'occasion.