Lulu, je t'informe que tu as un don pour la voyance : je suis déjà en train de râler et cela va certainement continuer longtemps. Très longtemps. Trop longtemps.
Donc voilà, premier jour de rentrée terminé. Pas de TD aujourd'hui donc on commence cool. Juste deux heures de droit des affaires et quelques dizaines de termes barbares notés sur mon bloc. OPA... Stock option... Loi du 24 juillet 1966 (celle là je sens qu'on va en entendre parler un moment)... COB... AMF... Valeur mobilière... SAS... Corporate Government... Société en commandite...
Bref, du droit des sociétés comme on l'aime ! (ou pas)
Galère pour entrer dans la Fac - et en plus il pleut... Galère pour sortir de la Fac - évidemment il pleut toujours... Et galère pour retrouver les gens dans l'amphi bondé - au moins là il ne pleut pas me direz-vous...
Il fallait s'y attendre : ce 2 octobre ne m'a pas réconciliée avec la rentrée !
C'était Pauline dans sa version aigrie et blasée (bon OK y a pas que du mauvais, j'ai retrouvé des potes, on s'est bien marré au café après, mais bon autant vous habituer tout de suite à me voir dans cet état XD)... Coucou spécial à Sarah et Segolène qui rentrait aujourd'hui aussi !

Ca y est j'ai emménagé chez moi... et c'est top !
J'adore cette semi-indépendance - je ne suis pas indépendante financièrement -, j'adore pouvoir organiser ma petite vie à ma guise, j'adore laisser mes angoisses dans le 9-5 et pouvoir me libérer l'esprit, j'adore être seule.
J'ai toujours aimé être tranquille et toute seule, pour cogiter et rêver en paix, je suis peut-être même un peu trop casanière par moment. Mais je pense que le quotidien familiale, les délires avec mon frère et ma mère, tous ces bons moments vont me manquer.
J'ai surtout une peur terrible qu'on s'éloigne avec mon frère. On s'aime, on se retrouvera toujours, on est extrêmement proche. Mais je me sens mal rien qu'à l'idée qu'on ne va plus se parler réellement sur de très longues périodes. Parce que même si je reviendrai certains week-end, j'aurais du boulot et lui sa montagne de devoir, et on n'aura pas vraiment le loisir de discuter.
Cela mis à part, je suis très contente de cette nouvelle situation ! Ce qui me ravit moins c'est la rentrée qui approche très vite maintenant... encore trois jours de vacances, profite caitoune, profite !
Et je ne pouvais pas poster cet article sans remercier ma Sarah pour son cadeau, et féliciter Chérie et Môman qui ont trouvé un job ! Bravo les filles !
J'ai enfin mon emploi du temps de cette année... Je savais que l'année de licence 3 serait gratinée, mais je ne me doutais pas que le plus dur ne serait pas la quantité de TD, mais la façon dont ils sont répartis dans la semaine...
Ma nature optimiste m'avait permis d'espérer que je n'aurais pas TOUS mes TD en début de semaines... Raté, raté, raté ! Deux le lundi, dont un qui se termine à 22h (youhou !), je reprends avec un TD de droit des affaires le mardi, et, évidemment, final en apothéose le mercredi avec l'anglais à 7h45 (le matin).
Pourquoi est-ce que j'ai tous les ans un emploi du temps encore plus affreux que l'année précédente ? Pourquoi ai-je mes trois TD (je ne compte pas l'anglais c'est différent) en début de semaine ? Vous savez combien on met pour préparer un TD ? 15heures. Et encore pour ceux qui sont doués et efficaces. 3 x 15 heures minimum. C'est fini, je n'ai plus de week-end avant des mois.
Ah, et n'oublions pas le mercredi après-midi. Très bien aussi le mercredi après-midi : 6 heures de cours non-stop. NB : prévoir du doliprane.
Je ne veux pas y aller, je ne veux pas que mes nerfs lâchent !
Face à cette catastrophe, je me vois donc dans l'obligation de rajouter une catégorie de référencement des articles de ce blog. Elle s'intitule "La survie en fac de droit".
Pour finir et changer de sujet avant que j'aille regarder un navet quelconque à la télé : ceux qui ont des sites, forums, blog et qui ont envie que je mette le lien sur ce blog, laissez moi les adresses. Voilà, voilà !
Le blog s'appelle Mainstreet, on est sur over-blog, tout le monde peut y passer. Cela dit, peu de gens y passeront parce que je leur ai donné l'adresse et que je les connais personnellement. Donc voilà je suis en train de diffuser l'adresse à tous ceux à qui j'ai envie de donner des nouvelles par l'intermédiraire de ce blog^^.
Toutes les personnes qui auront l'adresse sont celles que j'ai envie de tenir au courant de ce qui marrive, que forcément j'aime beaucoup, mais aussi qui m'apportent quelque chose. Ou qui m'ont apporté quelque chose même si on prends moins le temps de se parler maintenant, et à qui je pense pourtant dans mes grandes envolées lyriques sur le thèmes "ami je t'aime" ; je pense par exemple à Isa et Claire (merly).
Petite nouveauté, j'ai activé la fonction news letter pour ceux que ça intéresse : étant donné que j'écris de façon très irrégulière, ça évite que je sois dans l'obligation de dire à tout le monde que j'ai mis un nouvel article quand c'est le cas (nan parce que je me fais engueler parce que j'écris pas mais aussi parce que je préviens pas lol).
Deux message en deux jours... c'est énorme ! Je me surprends moi-même !

Comment réagiriez-vous si vous découvriez que deux des personnes auxquelles vous tenez le plus sont ensemble, et se cachent de vous, depuis plus de 7 mois ?
Peut-être comme moi, auriez vous le sentiment d'avoir été trahi. Puis rapidement vous culpabiliseriez de penser à votre petite personne avant eux. Après tout, cette partie de leur histoire n'a rien à voir avec des personnes exterieures comme nous. Ces sentiments là ne regardent que ceux qui les inspirent et les partagent. Et de ce fait, c'est bien normal de vouloir préserver et de ne pas étaler une relation qui ne concerne que ceux liés par elle.
Mais pourtant arrivé à ce stade de la reflexion, quelque chose a continué de me tourmenter quelques instants. Pendant ces 7 mois, nos vies, à elle, à lui, à moi, ont considérablement changé. Eux ils ont su ce qui m'arrivait, m'ont vu me battre et me debattre. Ils ont eu droit à ce spectacle totalement inédit pour le reste du monde : une personne qui a complètement baissé sa garde et fait tombé le masque devant eux, une personne qui s'est fait violence pour accepter à nouveau de laisser entrer quelqu'un dans sa sphère.
Alors forcément, se dire que pendant qu'on réapprenait à prendre des risques pour un peu de bonheur, et redécouvrait la confiance, grâce à eux, et pour eux, ils vous cachaient la chose la plus importante qui leur soit arrivée depuis longtemps, ça fait mal. Du moins au début, quand on ne comprend pas pourquoi on a été tenu à l'écart.
Elle voulait me le dire, depuis le début. Il faut dire qu'à l'époque, j'avais deviné avant elle ce qui se passerait. Lui voulait garder le secret. Pourquoi ? Je l'ignore encore, j'attend d'avoir une discussion avec lui. Je sais que ce n'est pas un problème de confiance. J'aimerais qu'il me dise qu'il ne voulait garder que pour eux quelque chose qui n'appartiendra jamais à d'autres. Ca, je peux comprendre.
Ce que je pourrais aussi comprendre et qui est sûrement la vérité : la situation n'étant pas évidente, il voulait éviter d'y mêler d'autres personnes avant d'y voir clair lui-même. Et peut-être qu'il craignait ma réaction. Pas une crainte de rejet, d'être jugé ou trahi. Non, du moins je l'espère. Mais Il doit savoir tout le respect que j'ai pour lui, et le rôle qu'il joue dans ma vie. Il sait aussi qu'il vit quelque chose qu'on pourrait qualifier de "dangereux pour le coeur" tant l'avenir est incertain dans leur cas. Certainement qu'il ne souhaitait pas que je perde cette image de stabilité, ce point d'ancrage qu'il peut représenter, alors que j'essuyais quelques tempêtes. Ca, venant de lui, je pourrais l'entendre et l'accepter. Parce qu'on a une relation spéciale, dans laquelle je suis la "petite" et me sens protégée, dans laquelle il donne et ne reçoit que ce que je peux lui rendre, c'est-à-dire pas grand chose d'utile et d'intéressant.
Cette histoire m'apprend quelque chose sur moi : je vais bien. J'aime et j'ai confiance. Sincèrement, réellement. Je ne me sens pas trahie par cette révélation car je suis capable de faire la part des choses. Et je ne me sers pas de ce qui arrive comme prétexte pour sortir ces deux là de ma vie. Il y a un an encore, je me serais fermée illico et me serait sentie rassurée une fois toute seule avec moi-même. "Au moins, moi je ne me ferai pas de mal", c'est ce que j'aurais pensé. C'est dur d'aimer et de faire confiance quand on s'est fait avoir -euphémisme...-. Pendant un long moment, j'esperais que cela m'arriverait à nouveau, mais je n'y croyais pas vraiment. Et finalement... J'ai réussi, j'ai changé, ma vie aussi, je deviens ce que je veux être. Je sais que j'ai passé une étape. Toute cette année je l'ai senti. Mais là c'est officiel, j'ai grandi, et je sais que même si je m'expose à de nouvelles désillusion, le chemin parcouru depuis un an et demi ne sera pas à refaire.
Il y a des jours où rien ne va physiquement parlant... Un journée comme hier lundi par exemple. Je tiens à rassurer tout le monde en disant qu'un coup de déprime pareil, ça ne m'arrive pas souvent.
11heures, je me réveille, et je vais rendre visite à mon amie la balance, qui m'affiche un poids qui ne me plait pas... J'aimerais comprendre comment c'est possible qu'après un mois de régime je pèse plus lourd. Du coup, c'est le moment où je m'examine sous toute les coutures, plantée devant le miroir. Je me dis que je ressemble vraiment à un truc énorme... un cachalot vi, c'est le mot qui me vient à l'esprit : je suis une cachalotte. Sauf qu'un cachalot a la peau lisse lui. Je compte les années sans sport... mouais tout s'explique.
13heures, je sors de la douche, juste à temps pour entendre la voix mélodieuse de mum "Ti poussin ton père est là cet après-midi, alors prépare toi complètement maintenant, parce qu'après manger on va tout de suite chez darty". Me demande où elle a vu un ti poussin, m'enfin soit, c'est ma mère, elle m'aime. Et accessoirement elle est toute fine. Donc je prépare pour sortir et aller à mon seul rencard de la journée avec une enseigne publicitaire, histoire de m'acheter un nouveau lecteur MP3, l'autre m'ayant lâchement abandonnée la semaine dernière. Enfin je tente de me préparer : primo, je ne veux pas sortir dans l'état dans lequel je suis, secondo, de toute façon mes fringues susceptibles de m'aller sont pas dispo, tertio, je déborde de partout de mon jean je le sens, et quatro ou quartio ou tout ce que vous voulez, j'ai un épi indomptable juste au sommet du front, c'est bien le moment tiens.
14heures, dans la voiture de très mauvaise humeur, j'en veux à la terre entière, envie de hurler, et peu à peu, envie de pleurer. Les hormones ? La mauvaise période du mois qui approche ? J'en sais rien, mais ça va pas, en plus de me sentir grosse et moche, je me sens conne maintenant. Bon aller, c'est le moment de traverser le centre commercial pour aller chez darty. J'ai envie de descendre toutes les filles qui passent dans mon champ de vision : pourquoi sont elles toutes ultra mince et jolie aujourd'hui ? J'ai aussi une envie taper ce mec pas mal, qui ne me regarde pas, et l'autre un peu plus loin qui me regarde trop, en se foutant de ma gueule, j'en suis sure.
Evidemment chez darty, il n'y rien d'interessant. Tant pis, rentrons vite à la maison que je me cache, aller papa tu reflechiras plus tard ! "On peut aller voir à la FNAC aussi". Noooon, pourquoi tu me fais ça dad, la FNAC est à l'autre bout du centre commercial, ça veut dire que je vais encore croiser plein de gens. Me doutant que le paternel ne comprendrait pas mon angoisse, je suis le mouvement sans rien dire, je suis trop desespérée pour parler de toute façon.
Au moment où on entre dans la fnac, miracle : mon cerveau semble enfin se mettre en marche, 14h30 il était temps... Et là... Certes je ne suis pas jolie, mais je ne suis pas moche non plus. Je ne suis pas mince, mais (trop) grosse non plus. Je suis banale, mais au moins je n'attire pas des mecs superficiels, juste les cons et cas sociaux. Et pis on est toujours plus beau quand on est sur de soi. J'ai des qualitiés, tout à coup je m'en rappelle. A partir de là, tout va bien, je trouve même le lecteurMP3-bonne-affaire et... hallucination daddy qui sort sa carte bleue avant que je n'ai le temps de dégainer la mienne ! Se passe vraiment des choses incroyables dans cette fnac...
C'était une journée dans l'enfer calori-psychique Katien.
Merci tout le monde pour vos messages sur le premier post... j'ai encore du mal à poster lol, mais ça vient mdr. Et pis je commence à tilter que vous mettez vos blogs à jour plus souvent que moi, donc que je devrais en faire régulièrement la tournée, histoire de ne pas me rendre compte un mois après que j'ai 5 messages de retard lol. On se refait pas il paraît... c'est pas rassurant dans mon cas XD.
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Bienvenue à tous ceux à qui je vais donner l'adresse de ce blog !
Je me suis enfin décidée à ouvrir un blog, un petit espace à moi que je veux partager avec vous. Je suis donc en train d'inaugurer mon blog... c'est émouvant, c'est la première fois que je vais jusqu'au bout d'une expérience bloguesque !
Je ne sais pas trop ce que je vais en faire de cette chose pour être honnête... En fait j'ai réalisé que je vais très vite avoir besoin d'un point d'ancrage pour me relier avec les gens qui compte pour moi, et le net reste la meilleure solution. Parce fin septembre, je vais passer nettement moins de temps à discuter avec vous tous. Il me faut absolument une mention l'année prochaine, si je veux avoir une chance d'obtenir un diplôme potable, et je peux vous dire que c'est tout sauf gagné. Il y a aussi le fait que je vais peut-être avoir finalement un micro appart sur Paris pour mes études, ce qui sera plus simple, mais qui présentera l'inconvénient majeur de me priver de connexion. Donc quand je rentrerai chez mes parents le week-end, je pense que je mettrai un message ici à votre attention. En fait, c'est surtout pour ne pas perdre le contact et le dialogue, à travers les commentaires essentiellement.
Ce coup de cafard là d'un coup ! Ca va être dure de me sevrer de vous tous ! Ce n'est pas pour tout de suite mais je tente déjà de me préparer psychologiquement. Le pire dans tout ça c'est que je vais me priver de choses qui me font plaisir, alors que je sais très bien qu'il y a moins d'1% de chance que j'obtienne cette foutue mention. Mais je vais m'y mettre à fond quand même pour ne pas regretter après.
Je vais arrêter de cafarder deux minutes, le temps au moins de finir ce premier post ! Surtout que je connais un ti chat qui l'attend depuis un moment ce message !
Alors petite explication du titre, pourquoi mainstreet ? Parce que sur un blog, même si on décide de se confier vraiment et sincèrement auprès des quelques amis qui y ont accès, on ne montre bien de nous que ce qu'on veut au final. C'est un peu comme dans la vie, sauf que lorsqu'on écrit, on contrôle beaucoup mieux les choses qu'on ne veut pas montrer. Les personnes qui lisent restent sur le boulevard principal des émotions de l'auteur, elles aperçoivent les ruelles aux croisements, mais ne peuvent aller plus loin que les vitrines. Métaphore originale pour parler de ma carapace bien blindée.
C'est très tordu comme idée et signification, comme tout ce qui sort de mon cerveau !
Je suis d'ailleurs bien tordue dans mon genre. Rien qu'un exemple pour bien saisir l'étendue du désastre... Mon lieu préféré : au bord de l'eau ; L'endroit où je suis le moins à l'aise : dans l'eau...
Je sens que je vais finir par effrayer tout le monde... donc je m'arrête ici, l'inauguration est terminée, et en conclusion je dirai juste "Longue vie au blog !"